Fréquence plus grande des oiseaux infectés par le virus Usutu cet été en Indre-et-Loire

Fréquence plus grande des oiseaux infectés par le virus Usutu cet été en Indre-et-Loire

Le virus Usutu (USUV) est un virus aviaire d’origine africaine qui se transmet par l’intermédiaire de moustiques du genre Culex. Ce virus s’est propagé en Europe, sa présence a été confirmée en France depuis 2015.

Les infections à virus Usutu ont un impact majeur (mortalité groupée et diminution possible de certaines espèces) sur l’avifaune sauvage ou captive (surtout le merle noir mais plus généralement les passereaux comme les étourneaux, geais, mésanges, grives, ainsi que les rapaces nocturnes comme les chouettes). Les volailles domestiques ne sont pas touchées.

L’Homme peut être exceptionnellement infecté et exclusivement par la piqûre d’un moustique du genre Culex porteur du virus. Il n’y a pas de risque de contamination au contact d’un oiseau infecté ou interhumaine. L’infection passe généralement inaperçue, de très rares cas d’atteinte neurologique ont été décrits principalement chez des patients fragilisés. En France, on ne compte pour l’instant qu’un seul cas clinique diagnostiqué chez un patient qui a guéri.

Cette année le virus a été plus précocement détecté et est plus largement répandu en France comparativement aux années précédentes. Entre le 31 juillet (date du 1er isolement) et le 27 août 2018, il a en effet été mis en évidence dans dix-sept départements dont l’Indre et Loire. L’espèce principalement touchée recensée par le réseau SAGIR (réseau de surveillance épidémiologique de la faune sauvage en France) est le merle noir.

L’épisode risque de se prolonger encore jusque fin octobre, date théorique de fin de circulation des moustiques vecteurs.

Si vous avez retrouvé des oiseaux morts, inutile de le signaler. Le virus a déjà été précisément identifié cette année en Indre et Loire chez des merles noirs et le recensement aléatoire des oiseaux morts ne permet pas d’apprécier l’importance de l’épizootie.

Seule la reconduction de certains suivis de populations à l’hiver prochain et au printemps 2019 devrait permettre d’apporter des éléments d’appréciation.

Sources :

Office national de la chasse et de la faune sauvage – réseau SAGIR :
http://www.oncfs.gouv.fr/Reseau-SAGIR-ru105/Actualites-sanitaires-2018-ar1978

Plateforme Epidémiosurveillance Santé Animale :
https://www.plateforme-esa.fr/article/bilan-de-la-circulation-du-virus-usutu-en-france-au-27-aout-2018

Merle noir ©Lorraine Lambrechts