Enquête participative : chat domestique et biodiversité

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Dans le cadre de leur programme « chat domestique et biodiversité », le Muséum national d’Histoire naturelle et la Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères ont lancé, en lien avec la LPO et d’autres associations, une enquête participative à destination des propriétaires (ou non) de chats.

Choyé par ses propriétaires, le chat domestique est de nos jours plus présents dans nos habitations. Même si il reste bien nourrit et dispose d’une gamelle débordante de croquettes, il n’a pas pour autant perdu son instinct chasseur. La nourriture donnée par l’homme ne l’empêche pas de chasser, car cette activité constitue pour lui un exercice, voire un jeu, et souvent après en avoir fini, le chat offre ses trophées à son maître en signe de remerciement.

Malgré quelques études menées, notamment en Angleterre, le chat domestique reste un prédateur de la petite faune sauvage dont nous ne connaissons que peu les habitudes et la place qu’il occupe dans des habitats en pleine évolution.

Loin de constituer une mise en cause de la place de l’animal de compagnie dans nos vies quotidiennes, ce projet d’observatoire, prévu sur 3 ans environ, vise à étudier la prédation opérée par le chat domestique. Les observations permettront de mieux comprendre les relations du chat domestique avec la petite faune sauvage. Une nécessaire compréhension pour adapter les mesures de prévention et de conservation, particulièrement dans les zones où les citoyens et leurs animaux de compagnie sont très présents.

Comment participer ?

Pour participer, il vous suffit de décrire les comportements d’un ou de votre chat et de rapporter vos observations sur les actions de chasse du ou de votre chat à proximité du foyer, sur une interface de saisie participative proposée le site http://www.chat-biodiversite.fr/

Il existe deux façons de participer 

  • Les observations ponctuelles, via un accès « visiteur » :

Si je ne possède pas moi-même de chat, ou si je n’effectue pas un suivi régulier de ce que peut capturer ou ramener mon animal, il m’est possible de me rendre sur le site comme « visiteur » et de poster des observations ponctuellement.

Ce mode de saisie est le plus simple, mais il ne permet pas d’associer une suite d’observations à un chat en particulier. Les informations demandées sur le contexte sont rapides à renseigner, mais elles ne permettront que des analyses limitées.

  • Les observations liées à un animal « suivi », avec création de compte :

Cette saisie, plus complète, s’adresse principalement aux propriétaires de chats et aux personnes désireuses d’ajouter régulièrement des données sur le site participatif, qui se rattacheront à un animal connu et décrit au préalable.

Le participant doit alors créer un compte avec ses coordonnées, puis créer une « fiche » par animal suivi. La saisie de données de prédation sera alors associée à une de ces « fiches », c’est à dire à un animal décrit. Ces fiches s’agrémenteront au fil du temps des données postées par l’opérateur, tenant lieu de carnet de terrain en ligne, récapitulatif des proies capturées par l’animal. L’association des données avec un animal préalablement décrit permettra d’accroître les possibilités d’analyse et d’identifier les paramètres qui peuvent influer sur le régime alimentaire du chat.

La cohabitation entre chats et biodiversité semblent néanmoins possible en prenant quelques mesures simples.

Plus d’informations

En savoir plus sur l’enquête participative

Source : LPO France